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A la rencontre des étangs, des marais et de la Crau s’élève une véritable frontière naturelle, boisée et fertile, appelée "Coustière".
C’est dans ces terres que nous trouvons le plus grand nombre de manades.
Au début du siècle, on comptait une dizaine de lieux d’élevage du taureau et du cheval camarguais. Les taureaux élevés firent les grandes heures de la course camarguaise et de la corrida, en France comme à l’étranger.
Après l’implantation de la zone industrielle, la quasi totalité de ces manades a disparu. Seules quelques-unes ont résisté au "séisme" et perpétuent l’élevage sur le terroir Fosséen.
A l’élevage se sont greffées d’autres activités, bon nombre de propriétaires se sont orientés vers le tourisme et font ainsi connaître au public la Camargue et ses traditions.
La tradition taurine est fortement ancrée dans le cœur des Fosséens. Cet engouement transmis à Fos, de générations en générations, fait le bonheur des visiteurs qui, avec le retour des beaux jours, découvrent les traditionnelles manifestations taurines.
L’école de raseteurs a ouvert ses portes en novembre 1998. Elle permet, aux jeunes gens qui le souhaitent, de faire connaissance avec un sport peu commun, qui allie performance physique et respect de l’animal.
Cette activité connaît aujourd’hui un engouement certain puisqu’elle compte plus de 40 licenciés. Tous les mardis et mercredis après-midi, ce noyau d’aficionados se réunit dans les arènes pour y apprendre tous les secrets de cette discipline.
Les courses camarguaises, ou courses à la cocarde, se déroulent dans des arènes.
C’est un sport qui se déroule face à des taureaux ou des vaches de race camarguaise et qui aurait pour origine un jeu pratiqué par les valets de ferme avec les taureaux destinés à l’abattoir. Le plus ancien témoignage remonte au début du XVème siècle (1402).
L’art du raset consiste à aller récupérer des attributs sur la tête d’un taureau en mouvement.
Fondé en 1999, à l’initiative de la fille de l’ancien manadier Bertet, Simone Bertet-Aloy, le Galéjon compte aujourd’hui une centaine de passionnés par les traditions taurines camarguaises.
Ils participent par de nombreuses manifestations, « courses camarguaises, Bandido, Abrivado ou Toro-piscine », au maintien du folklore provençal dont le sujet principal en est l’animal mythique du bassin méditerranéen, le taureau (sans mise à mort, ni mauvais traitement).
Il consiste à conduire les taureaux aux prés, en fin d’après midi, après la course (c’est le contraire de l’abrivado).
Les taureaux sont lâchés d’un bout à l’autre de la rue du village, encadrés par les gardians à cheval. La population essaie alors de les faire échapper en rompant les barrières formées par les gardians.
Cette manifestation se déroule avant la course, généralement vers midi juste avant l’apéro.
Le toro-piscine remonte aux années 1960, où un manadier a eu l’idée de pimenter la traditionnelle course de vaches en mettant une piscine au milieu de la piste. Voilà l’origine du toro-piscine. Avec le toro-piscine, les coutumes des uns font le bonheur des autres.
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